
## ENVOi 3 : ARITHMÉTIQUE
Corrigé
## Exercices Juniors
Exercice 1. Trouver tous les entiers $p$ tels que $p, p+2$ et $p+4$ soient tous les 3 premiers?
Un nombre premier est un entier $\geqslant 2$ qui n'est divisible que par 1 et lui-même.
Solution de l'exercice 1 Tout d'abord, on peut s'attendre à ce qu'il n'y en ait que très peu. On souhaite obtenir des informations sur ces nombres premiers.
Notons qu'un nombre premier divisible par 3 est a fortiori égal à 3 . On considère 3 cas en fonction du reste de la division de $p$ par 3 (modulo 3 ):
$-p=3 k: p$ est divisible par 3 donc $p=3 .\{3,5,7\}$ est bien un triplet de nombres premiers.
$-p=3 k+1: p+2$ est divisible par 3 et premier donc $p=1$ (impossible).
$-p=3 k+2: p+4$ est divisible par 3 et premier donc $p=-1$ (impossible).
D'où $\mathrm{p}=3$.
Commentaire des correcteurs L'exercice est globalement très bien traité, à part quelques tentatives modulo 10 , l'argument modulo 3 a bien été compris. Attention à ne pas oublier le cas $\mathrm{p}=2$.
Exercice 2. Déterminer tous les couples d'entiers $(n, p)$ strictement positifs où $p$ est un nombre premier et tels que $n+p$ soit une puissance de $n$.
Une puissance de $n$ est de la forme $\mathrm{n}^{\mathrm{k}}$ pour k entier naturel.
Solution de l'exercice 2 Soit $(\mathfrak{p}, \mathfrak{n}$ ) un éventuel couple solution. On dispose d'un entier naturel $k$ tel que
$$
\mathrm{n}+\mathrm{p}=\mathrm{n}^{\mathrm{k}}
$$
Tout d'abord, si $k=0$, alors $n+p=1$. Or $p$ étant premier, $p>1$ et $n \geqslant 0$ donc $n+p=1
2 p+1$ pour tout nombre premier $p$ car $p \geqslant 2$. On a donc $p \neq q$ et donc $p$ et $q$ sont premiers entre eux.
$p^{2}$ est premier avec $q$ donc d'après le lemme de Gauss, $p^{2} \mid q+1$. On dispose donc de $k \in \mathbb{N}^{*}$ tel que $\mathrm{q}+1=\mathrm{kp}^{2}$.
Comme q est premier avec $\mathrm{p}^{2}, \mathrm{q} \mid \mathrm{p}^{3}-1=(\mathrm{p}-1)\left(\mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1\right)$. Donc $\mathrm{q} \mid \mathrm{p}-1$ ou $\mathrm{q} \mid \mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1$.
Si $q \mid p-1$, alors
$$
\mathrm{p}<\mathrm{kp} \mathrm{p}^{2}-1=\mathrm{q} \leqslant \mathrm{p}-1
$$
ce qui est absurde.
On a donc $\mathrm{q} \mid \mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1$ donc $\mathrm{kp}^{2}-1=\mathrm{q} \leqslant \mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1$ soit $(\mathrm{k}-1) \mathrm{p}^{2} \leqslant \mathrm{p}+2$. Si $k=1$, alors $\mathrm{q}=\mathrm{p}^{2}-1=(p-1)(p+1)$ qui n'est premier que si $p=2$.
On a alors $q=3$ mais $2^{2}\left(2^{3}-1\right)=28 \neq 12=3(3+1)$.
On en déduit que $k \geqslant 2$ et $p>2$, donc $p+2
i$
- $m \mid j p+1$ et $m>j$
On a donc $m \mid p(j-i)$ or $\operatorname{pgcd}(m, p)=1$ donc $m \mid j-i$. Cependant, c'est impossible car $03$ vérifiant la propriété de l'énoncé.
On a $n \left\lvert\, a_{1}+a_{2}+\ldots+a_{n}=1+2+\ldots+n=\frac{n(n+1)}{2}\right.$ et donc $\frac{n+1}{2} \in \mathbb{Z}: n$ est impair.
Ensuite $n-1 \left\lvert\, a_{1}+a_{2}+\ldots+a_{n-1}=\frac{n(n+1)}{2}-a_{n}\right.$.
$\operatorname{Et} n-1 \left\lvert\, \frac{(n-1)(n+1)}{2}\right.$ donc $n-1 \left\lvert\, \frac{n+1}{2}-a_{n}\right.$.
Cependant, il y a un "problème de taille" : $-(n-1)<\frac{n+1}{2}-a_{n}3$ ) :
$n-2 \left\lvert\, \frac{n(n+1)}{2}-\frac{n+1}{2}-a_{n-1}=\frac{(n-1)(n+1)}{2}-a_{n-1}\right.$.
Et $n-2 \left\lvert\, \frac{(n-2)(n+1)}{2}\right.$ donc $n-2 \left\lvert\, \frac{n+1}{2}-a_{n-1}\right.$.
Comme précédemment, $-(n-2)<\frac{n+1}{2}-a_{n-1}q>r$. Un nombre premier est impair ou égal à 2 .
On suppose que $p, q$ et $r$ sont tous impairs. Alors $p-q, q-r$ et $r-p$ sont pairs. Comme leur valeur absolue est première, ces nombres valent tous 2 . Ainsi les entiers $p, p+2$ et $p+4$ sont premiers. Si $p$ est divisible par 3 , alors $\mathrm{p}=3$ et $\mathrm{q}=5$ et $\mathrm{r}=7$.
Cependant, le triplet $(3,5,7)$ n'est pas solution du problème : $7-3=4$ n'est pas premier.
Si $p$ n'est pas divisible par 3 , alors $p$ est de la forme $3 k+1$ ou $3 k+2$. Le premier cas implique que $p+2$ soit divisible par 3 donc $p+2=3$ mais $p=1$ n'est pas un nombre premier. Le deuxième cas implique que $p+4$ soit divisible par 3 , mais $p+4=3$ ne donne pas de solution strictement positive.
On suppose que $r=2$. Alors $p$ et $q$ sont impaires et $p-q$ est pair et premier donc égal à 2 . Il vient que $q+2$, $q$ et $q-2$ sont tous les trois des nombres premiers. D'après le cas précédent, cela implique que $\boldsymbol{q}-2=3$ donc $p=7$. Réciproquement, le triplet $(p, q, r)=(2,5,7)$ et ses permutations sont donc bien solutions au problème.
Les seuls triplets solutions sont donc $(2,5,7)$ ainsi que ses permutations.
Commentaire des correcteurs
Beaucoup d'élèves ont les idées majeures, mais perdent bêtement des points pour la rédaction. Il faut toujours vérifier que les solutions obtenues satisfont bien l'énoncé. Certains ont affirmé sans aucune justification que si $p, p+2$ et $p+4$ sont premiers alors $p=3$. De même certains ont dit qu'on ne peut pas avoir $|\mathrm{p}-\mathrm{q}|=|\mathrm{q}-\mathrm{r}|=|\mathrm{r}-\mathrm{p}|=2$ sans le justifier, ce qui était assez clair (on peut supposer $p>q>r$ par exemple). Il vaut mieux un peu plus détailler les points importants pour ne pas perdre de points.
Exercice 11. Trouver tous les nombres entiers $z \in \mathbb{Z}$ tels que
$$
2^{z}+2=r^{2}
$$
où $r \in \mathbb{Q}$ est un nombre rationnel.
Un nombre rationnel est un nombre qui s'écrit sous la forme $\frac{\mathrm{a}}{\mathrm{b}}$ avec $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ des entiers et $\mathrm{b} \neq 0$.
Solution de l'exercice 11 Notons que si $(z, r)$ est un couple solution, $(z,-r)$ est également un couple solution. On peut donc supposer pour la suite que $r \geqslant 0$. Etant donné que $2^{z}+z>0$, on a même $r>0$. On pose $r=\frac{a}{b}$, avec $a$ et $b$ des entiers strictement positifs et premiers entre eux.
Si $z \geqslant 0$, alors $2^{z}+2$ est entier donc r est entier et $\mathrm{b}=1$. On doit désormais résoudre l'équation $2^{z}+2=a^{2}$ dans les entiers positifs. Si $z \geqslant 2$, alors l'équation vue modulo 4 donne $a^{2} \equiv 2 \bmod 4$ ce qui n'a pas de solution puisqu'un carré est toujours congru à 0 ou à 1 modulo 4 . On déduit que $z=0$ ou $z=1$. Dans le premier cas, on obtient $3=\mathfrak{a}^{2}$ qui n'admet pas de solution entière. Dans le deuxième cas on trouve $4=a^{2}$ soit $a=2$. Réciproquement, les couples $(1,-2)$ et $(1,2)$ satisfont bien l'équation.
$\mathrm{Si} z<0$, alors on pose $z^{\prime}=-z$, avec $z^{\prime}>0$. L'équation dévient $\frac{1}{2^{z^{\prime}}}+2=\frac{a^{2}}{b^{2}}$. En supprimant les dénominateurs on obtient
$$
b^{2}\left(1+2^{z^{\prime}+1}\right)=a^{2} \cdot 2^{z^{\prime}}
$$
Puisque $1+2^{z^{\prime}+1}$ est premier avec $2^{z^{\prime}}$, par le lemme de Gauss on obtient que $2^{z^{\prime}+1}+1$ divise $a^{2}$. Comme $a$ et $b$ sont premiers entre eux, par le lemme de Gauss on obtient aussi que $a^{2}$ divise $1+2^{z^{\prime}+1}$. On déduit que $a^{2}=2^{z^{\prime}+1}+1$, que l'on réécrit $2^{z^{\prime}+1}=(a-1)(a+1)$. On déduit que $a+1$ et $a-1$ sont tous les deux des puissances de 2 dont la différence vaut 2 . On déduit donc que $a+1=4$ et $a-1=2$ soit $\mathrm{a}=3$ et $z^{\prime}=2$. Ainsi $\mathrm{b}=2$. Réciproquement, les couples $\left(-2,-\frac{3}{2}\right)$ et $\left(-2, \frac{3}{2}\right)$ sont bien solutions de l'équation. Les solutions sont donc $\left\{\left(-2,-\frac{3}{2}\right),\left(-2, \frac{3}{2}\right),(1,-2),(1,2)\right\}$.
Commentaire des correcteurs
Un tiers des élèves a écrit que $x^{2}=4$ implique que $x=2$ et oublie donc la solution $x=-2$. Quelques élèves n'ont pas vu que l'on se plaçait dans $\mathbb{Z}$ et $\mathbb{Q}$ et ont juste regardé l'équation sur les entiers positifs. Mis à part cela, l'exercice est assez bien réussi.
Exercice 12. Déterminer tous les triplets d'entiers $(\mathfrak{a}, \mathfrak{b}, \mathfrak{n}$ ) strictement positifs vérifiant:
$$
a!+b!=2^{n}
$$
Solution de l'exercice 12 Les factorielles ayant beaucoup de facteurs impairs en commun, on se dit directement qu'obtenir une puissance de 2 va être très contraignant.
Supposons que $\mathrm{a}, \mathrm{b} \geqslant 3,3$ divise donc la somme des factorielles et donc $2^{\mathrm{n}}$ : $\mathbf{c}^{\text {'est absurde. }}$ C'est à dire que l'un des deux est dans $\{1,2\}$. Par symétrie, on ne traite que deux cas :
1. $a=1$ : encore deux petits cas de figure :
$-\mathrm{b}=1: \mathrm{n}=1$
$-\mathrm{b} \geqslant 2$ : les deux membres n'ont pas la même parité, c 'est impossible
2. $a=2: b \geqslant 2$ (comme vu au-dessus), quelques cas :
$-\mathrm{b}=2,3: \mathbf{n}=2,3$
$-\mathrm{b} \geqslant 4$ : il y a un problème modulo 4 , impossible
D'où : les seules solutions sont dans $\{(1,1,1),(2,2,2),(2,3,3),(3,2,3)\}$.
Commentaire des correcteurs
Il y a eu pas mal d'erreurs de logique. Ce n'est pas parce que l'on ne peut pas avoir $\mathbf{a} \geqslant 3$ et $\mathbf{b} \geqslant 3$ en même temps qu'on a forcément $\mathrm{a}<3$ et $\mathrm{b}<3$ (on a plutôt $\mathrm{a}<3$ ou $\mathrm{b}<3$ ). 1 est une puissance de 2 qu'il ne faut pas oublier et 0 n'est pas dans $\mathbb{N}^{*}$ et 1 est un diviseur impair de 2 qu'il ne faut pas oublier non plus. Ne pas oublier de rappeller les solutions symétriques si on suppose $a \geqslant b$.
Exercice 13. Déterminer tous les triplets d'entiers $(x, y, z)$ vérifiant la propriété suivante :
$$
\operatorname{pgcd}(x, y, z)<\operatorname{pgcd}(x+y, y+z, z+x)
$$
Solution de l'exercice 13 Notons que puisque $\operatorname{pgcd}(x, y, z)$ divise chacun des $x, y, z$, il divise également $\operatorname{pgcd}(x+y, y+z, z+x)$.
On remarque que si le triplet $(x, y, z)$ est solution, alors les triplets $(k x, k y, k z)$ sont solutions pour tout $k \in \mathbb{N}^{*}$. On peut donc supposer, quitte à diviser chaque variable par $\operatorname{pgcd}(x, y, z)$, que les entiers $x, y, z$ sont premiers entre eux dans leur ensemble. En particulier ils ne sont pas tous pairs.
Soit $d=\operatorname{pgcd}(x+y, y+z, z+x)$. Alors d divise $(x+y)+(x+z)-(y+z)=2 x$ et de même $d$ divise $2 y$ et $2 z$. Donc $d$ divise $\operatorname{pgcd}(2 x, 2 y, 2 z)=2 \operatorname{pgcd}(x, y, z)=2$. On déduit que $d=1$ ou $d=2$. Mais comme $\mathrm{d}>1, \mathrm{~d}=2$ donc les entiers $x, y, z$ sont tous de même parité. Comme ils ne sont pas tous paires, ils sont tous impaires.
Réciproquement, si $x, y$ et $z$ sont tous les trois impaires, étant donné que $\operatorname{pgcd}(x, y, z)$ et 2 sont premiers entre eux et divisent $\operatorname{pgcd}(x+y, y+z, z+x)$, on a bien
$$
\operatorname{pgcd}(x, y, z)<2 \operatorname{pgcd}(x, y, z) \leqslant \operatorname{pgcd}(x+y, y+z, z+x)
$$
Les triplets solutions sont donc les triplets $\left\{(k x, k y, k z), k \in \mathbb{N}^{*}, x, y, z\right.$ impaires $\}$. Commentaire des correcteurs
Les correcteurs étaient très satisfait des différentes approches des élèves. Quelques erreurs sont à noter : ce n'est pas parce que $2 \mathrm{n} \equiv k$ mod a que $k$ est pair et ce $n$ 'est pas parce que $\operatorname{pgcd}(x, y, z)=\operatorname{pgcd}(x+$ $y, y+z, z+x)$ que $(x, y, z)=(x+y, y+z, z+x)$.
Exercice 14. Existe-t-il des entiers $a$ et $b$ pour lesquels : $\mathbf{a}^{5} \mathbf{b}+3$ et $a^{5}+3$ sont tous deux des cubes parfaits?
Un cube parfait est un entier $n$ pour lequel il existe $m \in \mathbb{Z}$ tel que : $\mathfrak{n}=\mathrm{m}^{3}$.
Solution de l'exercice 14 Nous allons montrer qu'il n'y a pas d'entiers a et b satisfaisant les conditions du problème.
Soient $a$ et $b$ des entiers tels que $a^{5} b+3$ et $a b^{5}+3$ sont des cubes parfaits. Soit $m$ et $n$ des entiers tels que $a^{5} b+3=m^{3}$ et $a b^{5}+3=n^{3}$. Supposons que $3 \mid n$. Alors $27 \mid n$. De plus $3 \mid a b^{5}$ donc $3 \mid a$ ou $3 \mid b^{5}$. Si $3 \mid a$, alors $3^{5} \mid a^{5}$ donc $3 \mid a^{5} b+3=m^{3}$. Mais alors $27 \mid m^{3}$ et $27 \mid a^{5}$ donc $27 \mid m^{3}-a^{5} b=3$ ce qui est absurde. Si $3 \mid b$, alors $3^{5} \mid b^{5}$ et en particulier $27 \mid n^{3}-a b^{5}=3$ ce qui est aussi absurde. On déduit que 3 ne divise pas $n$ et de même 3 ne divise pas $m$. Si $3 \mid a$, alors $3 \mid \mathrm{m}$, n ce qui est exclut. On déduit donc que 3 ne divise pas non plus $a$ et $b$. Notons que
$$
m^{3}-n^{3}=a^{5} b-a b^{5}=a b(a-b)(a+b)\left(a^{2}+b^{2}\right)
$$
Comme $a$ et $b$ ne sont pas divisibles par $3, a^{2} \equiv b^{2} \equiv 1 \bmod 3$ donc $3 \mid a^{2}-b^{2}=(a-b)(a+b)$ et donc $3 \mid \mathrm{m}^{3}-\mathrm{n}^{3}$. D'après le théorème de Fermat, $\mathrm{m}^{3} \equiv \mathrm{~m} \bmod 3$ et $\mathrm{n}^{3} \equiv \mathrm{n} \bmod 3$. On déduit que $\mathrm{m} \equiv \mathrm{m}^{3} \equiv \mathrm{n}^{3} \equiv \mathrm{n} \bmod 3$. Il vient que
$$
m^{2}+m n+n^{2} \equiv 3 m^{2}=0 \quad \bmod 3
$$
On déduit que 3 divise $m-n$ et 3 divise $m^{2}+m n+n^{2}$ donc $9 \mid(m-n)\left(m^{2}+m n+n^{2}\right)=m^{3}-n^{3}$. Il vient que $9 \mid a b(a-b)(a+b)\left(a^{2}+b^{2}\right)$. Mais 3 ne divise pas $a, b$ et $a^{2}+b^{2} \equiv 2 \bmod 3$ donc 3 ne divise pas non plus $a^{2}+b^{2}$ et donc 9 non plus. On déduit que $9 \mid a^{2}-b^{2}$, soit $a^{2} \equiv b^{2} \bmod 9$. Ainsi
$$
\mathrm{m}^{3}=\mathrm{a}^{5} \mathrm{~b}+3 \equiv \mathrm{a}^{3} \cdot \mathrm{a}^{2} \cdot \mathrm{~b}+3 \equiv \mathrm{a}^{3} \mathrm{~b}^{2} \cdot \mathrm{~b}+3 \equiv(\mathrm{ab})^{3}+3 \quad \bmod 9
$$
Or les cubes modulo 9 prennent uniquement les valeurs $-1,0$ et 1 . On ne peut donc avoir $\mathrm{m}^{3}-(a b)^{3} \equiv 3$ mod 9. La condition de l'énoncé ne peut donc pas être satisfaite, comme annoncé.
Commentaire des correcteurs
Beaucoup d'élèves ont une solution brutale qui consiste à regarder les paires $\left(\mathrm{ab}^{5}, \mathrm{ba}^{5}\right)$ modulo 9 d 'une façon ou d'une autre, ce n'est pas forcément une mauvaise chose mais il est plus subtil d'utiliser le petit théorème de Fermat en compétition pour ne pas perdre de temps (et parce que souvent les études ne sont pas exhaustives). La plupart des élèves ont une solution légèrement différente du corrigé qui consiste à remarquer que $a^{5} b+3$ et $b^{5} a+3$ ne peuvent pas être congrus à des cubes en même temps $\bmod 9$.
Exercice 15. Soit $p$ un nombre premier impair, $hp^{2}+1>p h+1$ donc $e=2$ et le raisonnement montre que soit $a=1$, soit $N=1$ et dans tous les cas $a \leqslant 2$ et $N
p^{3}+1>p^{2} h+1=n$, contradiction
- Si $a=1, q=1+k p, N=1+l p$ avec $k, l>0(\operatorname{car} q \equiv N \equiv 1(\bmod p))$. On a obligatoirement $k, l
p^{3}+1>p^{2} h+1=n$. De plus $1+(k+l) p \equiv n \equiv 1$ $\left(\bmod p^{2}\right)$ donc $k+l=p$. Un parmi $k$ et $l$ est donc impair, ce qui oblige $q$ ou $N$ pair, donc dans tous les cas $n$ est pair, ce qui contredit $n \mid 2^{n-1}-1$.
Dans tous les cas $\mathrm{n}=\mathrm{q}$ est premier.
Commentaire des correcteurs
Les correcteurs ont noté beaucoup d'erreurs d'inattention et de mauvaises utilisations de l'ordre d'un élément modulo $n$. Certains élèves ont été surpris en train d'essayer d'arnaquer les correcteurs, ce qui est inutile et ne permettra sûrement pas de gagner des points en compétition.
Exercice 16. Soit $m, n \geqslant 2$ des entiers vérifiant la propriété suivante:
$$
a^{n} \equiv 1 \quad(\bmod m) \quad a=1, \ldots, n
$$
Prouver que $m$ est un nombre premier et que $\mathrm{n}=\mathrm{m}-1$.
Solution de l'exercice 16 Commençons par supposer que $m=p$ est un nombre premier. On doit donc montrer $n=p-1$. Si $n \geqslant p$, on a $p^{n} \equiv 1(\bmod p)$, une évidente contradiction. Donc $n