PRÉPARATION OLYMPIQUE FRANÇAISE DE MATHÉMATIQUES

ENVOI 3 : ARITHMÉTIQUE
À RENVOYER AU PLUS TARD LE 17 FÉVRIER 2022
Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2007 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
- Respecter la numérotation des exercices.
- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
## Exercices Juniors
Exercice 1. Montrer que pour tout entier n , le nombre $\mathrm{n}^{3}-7 \mathrm{n}$ est divisible par 6 .
$\underline{\text { Solution de l'exercice } 1}$ Une première approche est de regarder l'expression modulo 6 :
$$
\mathrm{n}^{3}-7 n \equiv \mathrm{n}^{3}-\mathrm{n} \equiv(\mathrm{n}-1) \mathrm{n}(\mathrm{n}+1) \quad \bmod 6
$$
donc il suffit de montrer que 6 divise $(n-1) \mathfrak{n}(n+1)$. Or parmi trois nombres consécutifs, au moins un est divisible par 2 et au moins un est divisible par 3 . Ainsi comme 2 et 3 sont premiers entre eux, $6 \mid n^{3}-n$ et donc 6 divise $n^{3}-7 n$.
Une deuxième approche qui fonctionne aussi ici consiste aussi à regarder l'expression $n^{3}-7 n$ et de montrer à la main que celle-ci est toujours nulle en faisant une disjonction de cas sur les valeurs que peut prendre n modulo 6 .
| n | $\mathrm{n}^{3}-7 \mathrm{n}$ |
| :---: | :---: |
| 0 | $0^{3}-7 \cdot 0 \equiv 0+0 \equiv 0$ |
| 1 | $1^{3}-7 \cdot 1 \equiv 1-1 \equiv 0$ |
| 2 | $2^{3}-7 \cdot 2 \equiv 8-2 \equiv 0$ |
| 3 | $3^{3}-7 \cdot 3 \equiv 3-3 \equiv 0$ |
| $4 \equiv-2$ | $(-2)^{3}-7 \cdot(-2) \equiv-2+2 \equiv 0$ |
| $5 \equiv-1$ | $(-1)^{3}-7 \cdot(-1) \equiv-1+1 \equiv 0$ |
Ainsi, quelle que soit la valeur de n modulo $6, \mathrm{n}^{3}-7 \mathrm{n} \equiv 0$.
Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu.
Exercice 2. Soient $a, b, c$ trois entier tels que 7 divise $a^{2}+b^{2}+c^{2}$. Montrer que 7 divise $a^{4}+b^{4}+c^{4}$. Solution de l'exercice 2
Les carrés modulo 7 valent $0,1,2,4$. On cherche donc toutes les sommes de trois de ces nombres étant divisible par 7. Après avoir testé toutes les possibilités, on s'aperçoit que les seuls ensembles de trois carrés modulo 7 dont la somme est divisible par 7 sont $\{0,0,0\}$ et $\{1,2,4\}$.
On alors $\mathrm{a}^{4}+\mathrm{b}^{4}+\mathrm{c}^{4} \equiv 0^{2}+0^{2}+0^{2} \equiv 0 \bmod 7$ ou $\mathrm{a}^{4}+\mathrm{b}^{4}+\mathrm{c}^{4} \equiv 1^{2}+2^{2}+4^{2} \equiv 1+4+16 \equiv 0 \bmod 7$
Dans les deux cas, $a^{4}+b^{4}+c^{4} \equiv 0 \bmod 7$, comme désiré.
Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu.
Exercice 3. Soit $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c} \geqslant 1$ des entiers tels que $\mathrm{a}^{\mathrm{b}} \mid \mathrm{b}^{\mathrm{c}}$ et $\mathrm{a}^{\mathrm{c}} \mid \mathrm{c}^{\mathrm{b}}$. Montrer que $\mathrm{a}^{2} \mid \mathrm{bc}$.
## Solution de l'exercice 3
Nous allons regarder les valuations $p$-adiques de chacun des nombres premiers $a, b$ et $c$. En effet, il suffit de montrer que pour tout nombre premier $p$, on a $2 v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{a})=v_{\mathfrak{p}}\left(\mathrm{a}^{2}\right) \leqslant v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{bc})=v_{\mathfrak{p}}(b)+v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{c})$.
Soit $p$ un nombre premier. Lhypothèse que $\mathrm{a}^{\mathrm{b}} \mid \mathrm{b}^{\mathrm{c}}$ se traduit en terme de valuation p -adique par $b v_{p}(a) \leqslant c v_{p}(b)$, ou encore $v_{p}(a) \leqslant \frac{c}{b} v_{p}(b)$. De même, on obtient que $v_{p}(a) \leqslant \frac{b}{c} v_{p}(c)$.
En multipliant les deux relations, on trouve que $v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{a})^{2} \leqslant v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{b}) v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{c})$. On a donc, d'après l'inégalité des moyennes:
$$
v_{p}(a) \leqslant \sqrt{v_{p}(b) v_{p}(c)} \leqslant \frac{v_{p}(b)+v_{p}(c)}{2}
$$
ce qui donne bien $2 v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{a}) \leqslant v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{b})+v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{c})$ comme voulu. Ceci étant vrai pour tout premier $p$, on a bien $\mathrm{a}^{2} \mid \mathrm{bc}$.
Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu.
Exercice 4. Trouver tous les couples d'entiers naturels non nuls $(x, n)$ tels que
$$
3 \cdot 2^{x}+4=\mathrm{n}^{2}
$$
$\underline{\text { Solution de l'exercice } 4}$ Pour $x=0$, l'équation devient $n^{2}=7$ qui n'a pas de solution. Supposons $x>0$, on factorise : $3 \cdot 2^{x}=(n-2)(n+2)$. Le membre de gauche est pair donc le membre de droite est paire. Les deux facteurs du membre de droite sont de même parité donc ils sont tous les deux pairs et on a deux cas :
- Cas 1: $3 \cdot 2^{\mathrm{a}}=\mathrm{n}-2$ et $2^{\mathrm{b}}=\mathrm{n}+2$, avec $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\mathrm{x}$. On peut combiner ces deux équations pour trouver $2^{b}=3 \cdot 2^{a}+4$. Notons que $n+2$ et $n-2$ ont pour différence 4 donc ils ne peuvent pas être tous les deux divisibles par 8 . On a donc $a \leqslant 2$ ou $b \leqslant 2$. Or $2^{b}>4$, donc $b>2$ et on déduit que $a \leqslant 2$. Si $a=0,2^{b}=3+4=7$ ce qui n'est pas possible. Si $a=1,2^{b}=6+4=10$ ce qui n'est pas possible non plus. Si $\mathbf{a}=2$, alors $2^{b}=12+4=16$ donc $b=4$. On obtient $x=6$ et $n=14$. réciproquement, on vérifie que $3 \cdot 2^{6}+4=196=14^{2}$ et le couple $(6,14)$ est bien solution.
- Cas 2: $3 \cdot 2^{\mathrm{a}}=\mathrm{n}+2$ et $2^{\mathrm{b}}=\mathrm{n}-2$, avec $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\mathrm{x}$. Les deux équations combinées donnent $2^{\mathrm{b}}+4=3 \cdot 2^{\mathrm{a}}$. De même que précédemment, on a $\mathrm{a} \leqslant 2$ ou $\mathrm{b} \leqslant 2$.
1. Si $b \leqslant 2$, alors $b=0,1$ ou 2 . Si $b=0$, alors $5=3 \cdot 2^{a}$ ce qui $n$ 'est pas possible. Si $b=1$, $6=3 \cdot 2^{\mathrm{a}}$ et $\mathrm{a}=1$, soit $x=2$ et $\mathrm{n}=4$ et on vérifie que $3 \cdot 2^{2}+4=16=4^{2}$ et $(2,4)$ est bien solution. Si $b=2$, alors $8=3 \cdot 2^{a}$ ce qui n'est pas possible.
2. Si $a \leqslant 2$, alors $a=0,1$ ou 2 . Si $a=0,2^{b}+4=3<4$ ce qui $n$ 'est pas possible. Si $a=1$, on retombe sur le cas où $b=1$ et sur le couple $(2,4)$. Si $a=2,2^{b}+4=12$ donc $b=3$. Ceci donne $x=5$ et $\mathfrak{n}=10$. Réciproquement, on vérifie que $3 \cdot 2^{5}+4=100=10^{2}$ et $(5,10)$ est bien solution.
Ainsi l'ensemble des couples ( $\boldsymbol{x}, \mathrm{n}$ ) solutions est $\{(2,4),(5,10),(6,14)\}$
Commentaire des correcteurs: L'exercice est globalement bien résolu, mais de nombreux élèves oublient des cas, ou oublient tout simplement de vérifier les solutions trouvées, chose pourtant cruciale dans une équation diophantienne.
Exercice 5. Un ensemble E d'entiers strictement positifs est dit intéressant si pour tout $\mathrm{n} \geqslant 1$ et pour tous $x_{1}, \ldots, x_{n}$ des éléments de $E$ deux à deux distincts, leur moyenne arithmétique $\frac{1}{n}\left(x_{1}+\ldots+x_{n}\right)$ et leur moyenne géométrique $\left(x_{1} \cdot \ldots \cdot x_{n}\right)^{\frac{1}{n}}$ sont des entiers.
1. Existe-t-il un ensemble E intéressant contenant exactement 2022 éléments?
2. Existe-t-il un ensemble E intéressant infini?
## Solution de l'exercice 5
1) Pour commencer, on peut remarquer que si $n \geqslant 1$, alors dès que $x_{1}, \ldots, x_{n} \geqslant 1$ sont des entiers tous multiples de $n$, chacun des nombres $\frac{x_{k}}{n}$ est un entier, de sorte que leur somme $\frac{1}{n}\left(x_{1}+\ldots+x_{n}\right)$ est un entier. De même, si $n \geqslant 1$, alors dès que $x_{1}, \ldots, x_{n} \geqslant 1$ sont des entiers tous puissances $n$-ièmes parfaites, chacun des nombres $x_{k}^{1 / n}$ est entier, de sorte que leur produit $\left(x_{1} \times \ldots \times x_{n}\right)^{\frac{1}{n}}$ est un entier. Pour trouver un ensemble E intéressant contenant exactement 2022 éléments, il suffit donc que pour tout $1 \leqslant n \leqslant 2022$, tous les éléments de $E$ soient à la fois des multiples de $n$ et des puissances $n$-ièmes parfaites. Pour cela, il suffit que tous les éléments de E soient à la fois des multiples de 2022!, et des puissances 2022!-ièmes parfaites. Ainsi, $E=\left\{(2022!)^{k 2022!}, 1 \leqslant k \leqslant 2022\right\}$ convient.
2) Nous allons montrer qu'il n'existe pas d'ensemble intéressant infini. En fait, on va montrer qu'il n'existe même pas d'ensemble infini d'entiers strictement positifs vérifiant l'hypothèse sur les moyennes arithmétiques. En effet, supposons par l'absurde qu'un tel ensemble infini E existe, c'est-à-dire que pour tout $n \geqslant 1$ et $x_{1}, \ldots, x_{n} \in E$ deux à deux distincts, la moyenne arithmétique $\frac{1}{n}\left(x_{1}+\ldots+x_{n}\right)$ est un entier. Soit $a1$ alors l'ensemble $A$ des multiples de d est un ensemble admissible contenant $n$ et $m$ mais $n$ 'étant pas égal à $\mathbb{Z}$. En effet, si $x$ et $y$ sont multiples de $d$, alors pour tout entier $k, x^{2}+k x y+y^{2}$ est bien divisible par $d$ et est dans $A$. On déduit que les couples $(m, n)$ recherchés doivent vérifier $\operatorname{gcd}(m, n)=1$.
Réciproquement, soient $m$ et $n$ des entiers tels que $\operatorname{gcd}(m, n)=1$. Montrons que tout ensemble admissible contenant $m$ et $n$ est $\mathbb{Z}$. Soit $A$ un ensemble admissible contenant $m$ et $n$. Remarquons que si $x \in A$, alors l'hypothèse nous donne que pour tout entier $k$, l'entier $x^{2}+k x \cdot x+x^{2}=(k+2) x^{2}$ est dans $A$. On déduit que tout multiple de $x^{2}$ est dans $A$ si $x$ est dans $A$.
Notons que si $\operatorname{gcd}(m, n)=1$, alors on a aussi $\operatorname{gcd}\left(m^{2}, n^{2}\right)=1$. D'après le théorème de Bezout, on dispose donc d'entiers $u, v \in \mathbb{Z}$ tels que $u^{2}+v n^{2}=1$. Comme $u m^{2}$ et $v n^{2}$ sont dans $A$, en appliquant l'hypothèse à $x=u m^{2}, y=v n^{2}$ et $k=2$, on a
$$
\left(u m^{2}\right)^{2}+2 u m^{2} v n^{2}+\left(v n^{2}\right)^{2}=\left(u m^{2}+v n^{2}\right)^{2}=1^{2}=1 \in A
$$
Par conséquent, $\forall k \in \mathbb{Z}, k \cdot 1^{2} \in A$. Ainsi $A=\mathbb{Z}$ et le seul ensemble admissible contenant $m$ et $n$ est $\mathbb{Z}$.
Les couples recherchés sont donc les couples d'entiers ( $m, n$ ) premiers entre eux.
Commentaire des correcteurs : Parmi les élèves ayant rendu une tentatives, on trouve beaucoup de solutions complètes. Parmi les solutions non complètes, la plupart des élèves ont deviné la nature des couples solutions et ont réussi à montrer que si 1 est dans $A$, alors $A=\mathbb{Z}$. Avoir été si loin dans ce problème difficile est déjà très bien!
Exercice 9. Déterminer tous les triplets d'entiers naturels $(a, b, c)$ tels que
$$
\mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}}=7^{\mathrm{c}}
$$
$\underline{\text { Solution de l'exercice } 9}$ Un premier réflexe à avoir est de regarder les petites valeurs de $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ et c que l'on peut trouver dans une solution ( $a, b, c$ ).
Tout d'abord, si $a=0$ ou $a=1$, alors $a!=1$, donc $0 \equiv a!+5^{b} \equiv 7^{c} \equiv 1(\bmod 2)$, ce qui est impossible. On en déduit que $a \geqslant 2$.
Puis, si $a \geqslant 7$, alors $5^{b} \equiv a!+5^{b} \equiv 7^{c}(\bmod 5)$ et $5^{b} \equiv a!+5^{b} \equiv 7^{c}(\bmod 7)$, donc $b=c=0$. Mais alors $\mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}}=\mathrm{a}!+1 \neq 1=7^{\mathrm{c}}$, ce qui est impossible. On en déduit que $2 \leqslant \mathrm{a} \leqslant 6$.
Supposons maintenant que $\mathrm{b} \leqslant 1$. Alors
$$
7^{\mathfrak{c}}=\mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}} \in\{2,6,24,120,720\}+\{1,5\}=\{3,7,11,25,29,121,125,721,725\}
$$
Dans ce dernier ensemble, seul 7 lui-même est une puissance de 7 . On en déduit les deux triplets solutions $(\boldsymbol{a}, \boldsymbol{b}, \boldsymbol{c})=(2,1,1)$ et $(3,0,1)$, qui sont les deux seules solutions pour $b \leqslant 1$.
On s'intéresse enfin aux cas où $b \geqslant 2$. Alors $a!\equiv a!+5^{b} \equiv 7^{\mathrm{c}}(\bmod 25)$. Or, comme $7^{2} \equiv-1$ $(\bmod 25)$, on sait que $7^{\mathrm{c}} \equiv 1,7,-1$ ou $-7(\bmod 25)($ selon que $\mathrm{c} \equiv 0,1,2$ ou $3(\bmod 4))$ et que $\mathrm{a}!\equiv 2,6,-1,-5$ ou $-5(\bmod 25)($ selon que $a$ vaut $2,3,4,5$ ou 6$)$. Cela signifie donc que $a=4$ et $\mathrm{c} \equiv 2(\bmod 4)$.
Mais alors $(-3)^{\mathrm{b}} \equiv \mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}} \equiv(-1)^{\mathrm{c}} \equiv 1(\bmod 8)$, ce qui signifie que b est pair. On pose alors $\beta=\mathrm{b} / 2$ et $\gamma=\mathrm{c} / 2$, de sorte que
$$
24=\mathrm{a}!=7^{\mathrm{c}}-5^{\mathrm{b}}=\left(7^{\gamma}+5^{\beta}\right)\left(7^{\gamma}-5^{\beta}\right) .
$$
On en déduit notamment que $7^{\gamma}+5^{\beta} \leqslant 24$, donc que $\gamma \leqslant 1$ et $\mathrm{c} \leqslant 2$. Comme $\mathrm{c} \equiv 2(\bmod 4)$, cela signifie que $\mathrm{c}=2$, donc que $5^{\mathrm{b}}=7^{\mathrm{c}}-\mathrm{a}!=49-24=25=5^{2}$.
Les solutions recherchées sont donc les triplets $(\boldsymbol{a}, \boldsymbol{b}, \boldsymbol{c})=(2,1,1),(3,0,1)$ et $(4,2,2)$.
Commentaire des correcteurs: Globalement bien traité pour ceux qui l'ont rédigé, le principal souci de cet exercice consistait à bien se ramener à $a<7$, et à travailler modulo la bonne puissance de nombre premier, ici 25 , ce qui a été plutôt bien trouvé. Il faut bien faire attention aux cas limites $(\mathrm{b}=0, \mathrm{c}=0)$.
## Exercices Seniors
Exercice 10. Soit $a, b, c \geqslant 1$ des entiers tels que $a^{b} \mid b^{c}$ et $a^{c} \mid c^{b}$. Montrer que $a^{2} \mid b c$.
Solution de l'exercice 10 Nous allons regarder les valuations $p$-adiques de chacun des nombres premiers $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ et c . En effet, il suffit de montrer que pour tout nombre premier $p$, on a $2 v_{p}(a)=v_{p}\left(a^{2}\right) \leqslant$ $v_{p}(b c)=v_{p}(b)+v_{p}(c)$.
Soit $p$ un nombre premier. L'hypothèse que $a^{b} \mid b^{c}$ se traduit en terme de valuation $p$-adique par $\mathrm{b} v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{a}) \leqslant \mathrm{c} v_{p}(\mathrm{~b})$, ou encore $v_{p}(\mathrm{a}) \leqslant \frac{\mathrm{c}}{\mathrm{b}} \nu_{p}(\mathrm{~b})$. De même, on obtient que $v_{p}(\mathrm{a}) \leqslant \frac{\mathrm{b}}{\mathrm{c}} \nu_{p}(\mathrm{c})$.
En multipliant les deux relations, on trouve que $v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{a})^{2} \leqslant \nu_{p}(b) v_{p}(c)$. On a donc, d'après l'inégalité des moyennes:
$$
v_{p}(a) \leqslant \sqrt{v_{p}(b) v_{p}(c)} \leqslant \frac{v_{p}(b)+v_{p}(c)}{2}
$$
ce qui donne bien $2 v_{p}(a) \leqslant v_{p}(b)+v_{p}(c)$ comme voulu. Ceci étant vrai pour tout premier $p$, on a bien $a^{2} \mid b c$.
Commentaire des correcteurs : Le problème est globalement bien réussi. Une poignée d'élèves s'est trompée en affirmant que si $a$ divise $b^{c}$, alors $a$ divise $b$. Cette affirmation peut être réfutée en regardant $\mathrm{a}=25, \mathrm{~b}=10$ et $\mathrm{c}=2$.
Exercice 11. Trouver tous les entiers $n \geqslant 1$ tels que
$$
6^{n}-1 \mid 7^{n}-1
$$
Solution de l'exercice 11 Soit $n$ un éventuel entier vérifiant $6^{n}-1 \mid 7^{n}-1$.
On a $5=6-1 \mid 6^{n}-1^{n}$, donc $5 \mid 7^{n}-1$. On calcule donc les puissances de 7 modulo 5 :
| | $n$ | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
| :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: |
| $7^{\mathrm{n}}(\bmod 5)$ | 1 | 2 | 4 | 3 | 1 | |
Ainsi, si on note $n=4 q+r$ la division euclidienne de $n$ par 4 , on a $7^{n} \equiv\left(7^{4}\right)^{q} \times 7^{r} \equiv 1^{q} 7^{r} \equiv 7^{r}$ $(\bmod 5)$. Donc pour que $5 \mid 7^{n}-1$, il faut que $r=0$, autrement dit $n$ est multiple de 4 .
En regardant alors modulo 7 , on obtient $6^{n} \equiv(-1)^{4 \mathrm{q}} \equiv 1(\bmod 7)$, donc $7\left|6^{n}-1\right| 7^{n}-1$, ce qui n'est pas possible.
Il n'y a donc aucun $n$ vérifiant $6^{n}-1 \mid 7^{n}-1$.
Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu et a été traité par de nombreux élèves.
Exercice 12. Déterminer tous les couples d'entiers strictement positifs ( $\mathfrak{m}, \mathfrak{n}$ ) tels que
$$
m n-1 \mid n^{3}-1
$$
Solution de l'exercice 12 Remarquons que les couples $(1, \mathfrak{n})$ et $(\mathfrak{m}, 1)$ sont solutions pour tous les entiers strictement positifs $m$ et $n$. On suppose dans la suite que $m, n \geqslant 2$.
Notons que les nombres $m n-1, n^{3}-1$ sont strictement positifs. La condition de divisibilité implique donc que $\mathrm{mn}-1 \leqslant \mathrm{n}^{3}-1$, donc $\mathrm{m} \leqslant \mathrm{n}^{2}$.
On commence par ramener un peu de symétrie au problème en remarquant que $\mathrm{mn}-1$ divise $(\mathrm{mn})^{3}-1^{3}$, de sorte que $\mathfrak{m n}-1$ divise $(\mathfrak{m n})^{3}-1-\mathfrak{m}^{3}\left(\mathfrak{n}^{3}-1\right)=\mathfrak{m}^{3}-1$.
Maintenant que le problème est complètement symétrique en $m$ et $n$, on peut supposer sans perte de généralité que $m \geqslant n . m \geqslant n$. Puisque $m n-1$ divise $n^{3}-1$ et $m n-1$, il divise également $n^{3}-1-$ $(m n-1)=n\left(n^{2}-\mathfrak{m}\right)$. Comme $m n-1$ et $n$ sont premiers entre eux, on a par le lemme de Gauss que $m n-1$ divise $n^{2}-m$. Mais alors, si $n^{2}-m$ est non nul, puisque $m \geqslant n$ et $m \geqslant 1$,
$$
0<\mathfrak{n}^{2}-\mathfrak{m}<\mathrm{mn}-1 \leqslant \mathfrak{n}^{2}-\mathrm{m}
$$
ce qui est impossible. On a donc $n^{2}=m$. Réciproquement, le couple ( $\left.n^{2}, n\right)$ est bien solution $\left(n^{2}, n\right)$.
Ainsi, les couples solutions sont $\left\{(1, \mathfrak{n}),(\mathfrak{n}, 1),\left(\mathfrak{n}^{2}, \mathfrak{n}\right),\left(\mathfrak{n}, \mathfrak{n}^{2}\right)\right\}$.
## Solution alternative:
De même que précédemment, on se ramène au cas où $n \geqslant 2$.
Soit $(m, n)$ une solution. On a donc un entier a tel que $n^{3}-1=a(m n-1)$. En passant modulo $n$, on obtient $-1 \equiv-a(\bmod \mathfrak{n})$, soit $a \equiv 1(\bmod \mathfrak{n})$. Écrivons donc $a=k n+1$.
En réinjectant, on obtient $n^{3}-1=(k n+1)(m n-1)=k m n^{2}+(m-k) n-1$, ce qui se simplifie en $\mathrm{n}^{2}=\mathrm{kmn}+\mathrm{m}-\mathrm{k}$.
Repasser modulo $n$ nous donne $m \equiv k(\bmod n)$, donc si $m=n p+r$ et $k=n q+r^{\prime}$ sont les divisions euclidiennes de $m$ et $k$ par $n$, on a $r=r^{\prime}$. On réécrit donc l'égalité sous la forme $n^{2}=$ $(n p+r)(n q+r) n+n p+r-(n q+r)$, qu'on peut encore une fois simplifier:
$$
n=p-q+n^{2} p q+n r(p+q)+r^{2}
$$
Si $p \geqslant 1$, alors $n=p-q+n^{2} p q+n r(p+q)+r^{2} \geqslant n^{2} q-q=q\left(n^{2}-1\right)$. Ainsi si $q \geqslant 1$, il faut $n \geqslant n^{2}-1$, impossible car $n \geqslant 2$.
On vient de montrer qu'au moins un nombre parmi $p$ et $q$ doit être nul.
Si $p=0$ et $q \geqslant 1$, on a $n=q(n r-1)+r^{2}$. Comme $r=m \geqslant 1, \mathfrak{n r}-1 \geqslant 1$ donc $\mathbf{q}(\mathfrak{n r}-1) \geqslant \mathfrak{n r}-1$ donc $n=q(n r-1)+r^{2} \geqslant(\mathfrak{n r}-1)+1=n r \geqslant n$. Toutes ces inégalités sont donc des égalités, ce qui impose $\mathrm{q}=\mathrm{r}=1$. On obtient donc $\mathrm{m}=1$.
Si $q=0$ et $p \geqslant 1$, on a $n=p(n r+1)+r^{2}$. Ainsi, si $r \geqslant 1$, on a $n \geqslant n+2$, donc $r=0$, puis $n=r$ et finalement $m=n^{2}$.
Si $p=q=0$, on a $n=r^{2}$ et $m=r$.
Ainsi les solutions sont les couples $(1, n)$ et $\left(n^{2}, n\right)$ pour tout $n \geqslant 1$, ainsi que les couples $\left(r, r^{2}\right)$ avec $r \geqslant 1$. On vérifie réciproquement que tous ces couples sont solutions, et que $n=1$ donne bien les mêmes solutions (puisqu'a priori ce ne sont que les solutions avec $n \geqslant 2$ ).
Commentaire des correcteurs: L'exercice est globalement bien réussi. Pas mal d'élèves oublient de traiter les cas particuliers de leur raisonnement, alors que dans un tel problème c'est justement les cas particuliers/dégénérés qui donnent les solutions.
Exercice 13. Soit $\mathrm{f}: \mathbb{N}^{\star} \rightarrow \mathbb{N}^{\star}$ une fonction telle que pour tout entier $\mathrm{n} \geqslant 1, \mathrm{f}(\mathrm{f}(\mathrm{n}))$ soit égal au nombre de diviseurs positifs de $n$. Montrer que si $p$ est un nombre premier, alors $f(p)$ est aussi un nombre premier.
## Solution de l'exercice 13
Dans la suite, on note $d(n)$ le nombre de diviseurs positifs de $n$. Si $p$ est premier, on a $f(f(p))=2$ par définition. En appliquant f des deux côtés de l'égalité, on voit que $f(2)=d(f(p))$. On veut donc montrer que $f(2)=2$, ce qui prouvera que $f(p)$ a exactement deux diviseurs et est donc premier. Or, on a aussi $f(2)=d(f(2))$. Or, pour qu'un entier $\boldsymbol{n} \geqslant 2$ soit égal à son nombre de diviseurs, tous les nombres inférieurs à $n$ doivent diviser $n$, y compris $n-1$ qui est toujours premier avec $n$, donc $n-1=1$ et $n=2$. On déduit que $f(2) \in\{1,2\}$. Si $f(2)=1$, alors $d(f(p))=1$ pour tout $p$ premier, donc $f(p)=1$ pour $p$ premier, puisque 1 est le seul entier à admettre un seul diviseur. Mais alors
$$
1=\mathbf{f}(3)=\mathbf{f}\left(\mathrm{d}\left(2^{2}\right)\right)=\mathbf{f}\left(\mathbf{f}\left(\mathbf{f}\left(2^{2}\right)\right)\right)=\mathrm{d}\left(\mathbf{f}\left(2^{2}\right)\right)
$$
et l'on déduit que $f(4)=1$. Mais alors
$$
\mathbf{f}(\mathbf{f}(4))=\mathbf{f}(1)=\mathbf{f}(\mathbf{f}(2))=\mathrm{d}(2)=2 \neq \mathrm{d}(4)
$$
ce qui fournit la contradiction désirée. On a donc bien $\boldsymbol{f}(2)=2$, ce qui conclut.
Commentaire des correcteurs : Une bonne partie des élèves ont résolu le problème, mais beaucoup d'autres sont allés bien trop vite. En effet, à partir de l'égalité $f(f(f(p)))=f(p)$, il est tentant de conclure immédiatemment que $\boldsymbol{f}(\mathfrak{p})=2$. Mais un autre cas possible est le cas où $f(2)=1$, puisque 1 vérifie aussi que $d(n)=n$. C'est traiter ce cas qui constituait la principale difficulté du problème. Il est donc dommage d'être passé à côté.
Exercice 14. On dit que deux entiers $a, b \in \mathbb{N}^{\star}$ sont reliés s'il existe un nombre premier $p$ tel que $\mathrm{a}=\mathrm{pb}$ ou $\mathrm{b}=\mathrm{pa}$.
Trouver tous les entiers $n \geqslant 1$ ayant la propriété suivante : on peut écrire tous les diviseurs positifs de $n$ (1 et n compris) exactement une fois sur un cercle de sorte que tout diviseur soit relié avec chacun de ses deux voisins?
Solution de l'exercice 14 Traitons d'abord le cas où $n$ n'a qu'un seul facteur premier, donc $\mathrm{n}=\mathrm{p}^{\alpha}$. Si $\alpha \leqslant 1$, n'importe quelle configuration marche. En revanche, si $\alpha \geqslant 2,1$ doit être placé à côté de deux nombres différents, et n'est relié qu'à un seul autre diviseur de $p^{\alpha}$ (celui-ci étant $p$ ), ce n'est donc pas possible.
Remarquons que la parité du nombre de diviseurs premiers comptés avec multiplicité change forcément entre un nombre et un nombre qui lui est relié. Ainsi, si $n$ a un nombre impair de diviseurs, l'existence d'une telle configuration impliquerait que 1 a à la fois un nombre pair et un nombre impair de diviseurs premiers, ce qui n'est pas possible. Les nombres ayant un nombre impair de diviseurs étant les carrés parfaits, ceux-ci ne vérifient pas non plus la propriété de l'énoncé.
Maintenant, essayons de résoudre le cas où on a deux facteurs premiers, mettons $n=p^{a} q^{b}$ avec l'un des nombres $a$ ou b étant impair, et l'on suppose sans perte de généralité qu'il s'agit de $a$.
L'arrangement suivant fonctionne :
$$
1, q, q^{2}, \ldots, q^{b}, p q^{b}, p q^{b-1}, \ldots, p q, p^{2} q, \ldots, p^{a-1} q^{b}, p^{a} q^{b}, p^{a} q^{b-1}, \ldots, p^{a} q, p^{a}, p^{a-1}, \ldots, p, 1
$$
On utilise le fait que a est impair pour dire qu'on a effectivement écrit $p^{a-1} q^{b}$ juste avant $p^{a} q^{b}$.
On procède maintenant par récurrence sur le nombre de diviseurs premiers : supposons avoir montré pour un $k \geqslant 2$ que tous les nombres de la forme $\prod_{i=1}^{k} p_{i}^{\alpha_{i}}$ avec au moins l'un des $\alpha_{i}$ impair vérifient la propriété de l'énoncé, et soit $n=\prod_{i=1}^{k+1} p_{i}^{\alpha_{i}}$ avec au moins l'un des $\alpha_{i}$ impairs, disons $\alpha_{1}$. Alors l'hypothèse de récurrence nous dit qu'on peut ordonner les diviseurs de $n^{\prime}=\prod_{i=1}^{k} p_{i}^{\alpha_{i}}$ de la forme $d_{1}, \ldots d_{m}$ de sorte que $d_{i}$ et $d_{i+1}$ soient tous reliés, de même que $d_{m}$ et $d_{1}$. Alors l'arrangement suivant fonctionne pour $m$ (car mest pair) :
$$
d_{1}, p_{k+1} d_{1}, \ldots, p_{k+1}^{\alpha_{k+1}} d_{1}, p_{k+1}^{\alpha_{k+1}} d_{2}, \ldots p_{k+1} d_{2}, d_{2}, d_{3}, \ldots, p_{k+1}^{\alpha_{k+1}} d_{m}, \ldots p_{k+1} d_{m}, d_{m}, d_{1}
$$
Ainsi les nombres qui ne vérifient pas cette propriété sont les carrés (différents de 1 ) et le puissances (plus grandes que 2) de nombres premiers.
Commentaire des correcteurs: L'exercice, un peu combinatoire, est relativement peu traité mais globalement bien réussi par les élèves qui l'ont abordé. La plupart des élèves qui ont l'intuition de la construction à réaliser pour des nombres composés ont des difficultés à la formuler rigoureusement (par une récurrence).
Exercice 15. Soit $m, n \geqslant 2$ des entiers tels que $\operatorname{PGCD}(m, n)=\operatorname{PGCD}(m, n-1)=1$. On définit la suite $\left(n_{k}\right)_{k \in \mathbb{N}}$ par $n_{0}=m$ et $n_{k+1}=n \cdot n_{k}+1$ pour $k \in \mathbb{N}$. Montrer que les entiers $n_{1}, \ldots, n_{m-1}$ ne peuvent pas tous être des nombres premiers.
Solution de l'exercice 15 Tout d'abord, la suite ( $\mathrm{n}_{\mathrm{k}}$ ) est une suite arithmético-géométrique. On peut donc établir une formule close pour son terme général, à savoir $n_{k}=n^{k} m+\frac{n^{k+1}-1}{n-1}$, que l'on peut aussi obtenir par récurrence à partir du calcul des premiers termes. De cette expression on déduit en particulier que $n_{k}>m$ pour tout $k>0$. On va désormais montrer que l'un des nombres $n_{1}, \ldots, n_{m-1}$ est divisible par $m$, ce qui fera de ce nombre un nombre composé.
En passant modulo $m$, on déduit $n_{k} \equiv \frac{\mathfrak{n}^{k+1}-1}{n-1} \bmod m$ par récurrence, où l'on a utilisé que $n-1$ est inversible modulo $m$ car $n-1$ est premier avec $m$.
Soit $\omega$ l'ordre de $n \bmod m$ (celui-ci existe car $m$ et $n$ premiers entre eux). On a $\omega \leqslant \varphi(m) \leqslant m-1$ d'après le théorème d'Euler. On déduit que $m \mid n^{\omega}-1$, ce qui implique que $m$ divise $n_{\omega-1}-1$ comme voulu. Ainsi, les $n_{k}$ ne sont pas tous premiers.
Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu. Les élèves ont pratiquement tous pensé à justifier le fait que $mM$. (On utilise ici le fait que $\left.a_{1}-a \neq 0\right)$.
Pour $2 \leqslant i \leqslant n$, on prend ensuite $p_{i}$ tel que $p_{i} \equiv 1\left(\bmod 8 a_{i}\left(a_{i}-a\right)\right.$ ) avec $p_{i}>p_{i-1}$ (qui existe pour les mêmes raisons que $p_{1}$ ).
En particulier les $p_{i}$ sont deux-à-deux distincts, et $p_{i} \equiv 1 \bmod 8 a_{i}$ et $p_{i} \equiv 1 \bmod 8\left(a_{i}-a\right)$, de sorte que d'après le deuxième lemme, pour tout $i,\left(\frac{a_{i}}{p_{i}}\right)=\left(\frac{a_{i}-a}{p_{i}}\right)=1$.
Par définition, pour tout $i$ il existe $n_{i}$ tel que $n_{i}^{2} \equiv a_{i}-a\left(\bmod p_{i}\right)$, et quitte à remplacer $n_{i}$ par $n_{i}+p_{i}$, on peut supposer $p_{i}^{2} \nmid n_{i}^{2}-\left(a_{i}-a\right)\left(p_{i} \neq 2\right)$. Ainsi, on peut écrire $n_{i}^{2} \equiv a c_{i} p_{i}+\left(a_{i}-a\right)\left(\bmod p_{i}^{2}\right)$ avec $p_{i} \nmid c_{i}$ puisque a et $p_{i}$ sont premiers entre eux $\left(a