{"year": "2017", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "exam": "French_envois", "problem": "Déterminer la valeur minimale de\n\n$$\n\\left\\lfloor\\frac{\\mathrm{a}+\\mathrm{b}+\\mathrm{c}}{\\mathrm{~d}}\\right\\rfloor+\\left\\lfloor\\frac{\\mathrm{b}+\\mathrm{c}+\\mathrm{d}}{\\mathrm{a}}\\right\\rfloor+\\left\\lfloor\\frac{\\mathrm{c}+\\mathrm{d}+\\mathrm{a}}{\\mathrm{~b}}\\right\\rfloor+\\left\\lfloor\\frac{\\mathrm{d}+\\mathrm{a}+\\mathrm{b}}{\\mathrm{c}}\\right\\rfloor\n$$\n\nlorsque $\\mathrm{a}, \\mathrm{b}, \\mathrm{c}, \\mathrm{d}$ décrivent $\\mathbb{N}^{*}$.", "solution": "Le minimum cherché est 9.\nEn effet, si a, b, c, d sont des entiers naturels non nuls, on pose\n\n$$\nf(a, b, c, d)=\\left\\lfloor\\frac{a+b+c}{d}\\right\\rfloor+\\left\\lfloor\\frac{b+c+d}{a}\\right\\rfloor+\\left\\lfloor\\frac{c+d+a}{b}\\right\\rfloor+\\left\\lfloor\\frac{d+a+b}{c}\\right\\rfloor .\n$$\n\nOn rappelle que, pour tout réel $x$, on a $\\lfloor x\\rfloor>x-1$. Ainsi, pour tous entiers $a, b, c, d>0$, on a\n\n$$\n\\begin{aligned}\nf(a, b, c, d)+4 & >\\frac{a+b+c}{d}+\\frac{b+c+d}{a}+\\frac{c+d+a}{b}+\\frac{d+a+b}{c} \\\\\n& >\\left(\\frac{a}{b}+\\frac{b}{a}\\right)+\\left(\\frac{a}{c}+\\frac{c}{a}\\right)+\\left(\\frac{a}{d}+\\frac{d}{a}\\right)+\\left(\\frac{b}{c}+\\frac{c}{b}\\right)+\\left(\\frac{b}{d}+\\frac{d}{b}\\right)+\\left(\\frac{c}{d}+\\frac{d}{c}\\right) \\\\\n& >6 \\times 2 \\text { car } t+\\frac{1}{t} \\geqslant 2 \\text { pour tout réel } t>0 .\n\\end{aligned}\n$$\n\nAinsi, $f(a, b, c, d)>8$. Or, $f(a, b, c, d)$ étant clairement un entier, $c^{\\prime}$ est donc que $f(a, b, c, d) \\geqslant$ 9. Il reste à vérifier que $f(5,5,5,4)=9$ pour conclure.", "metadata": {"resource_path": "French/segmented/envois/fr-ofm-2016-2017-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "## Exercice 1.", "solution_match": "## Solution de l'exercice 1"}} {"year": "2017", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "exam": "French_envois", "problem": "Soit $m$ et $n$ des entiers naturels non nuls. Prouver que\n\n$$\n\\frac{(m+n)!}{(m+n)^{m+n}}<\\frac{m!}{m^{m}} \\frac{n!}{n^{n}}\n$$", "solution": "D'après la formule du binôme, on a\n\n$$\n(m+n)^{m+n}=\\sum_{k=0}^{m+n}\\binom{m+n}{k} m^{k} n^{m+n-k}\n$$\n\nLe membre de droite étant une somme de $m+n+1$ nombres strictement positifs, elle est strictement plus grande que n'importe lequel de ces nombres. En particulier, pour $k=m$, on a donc\n\n$$\n(m+n)^{m+n}>\\binom{m+n}{m} m^{m} n^{n}\n$$\n\nPuisque $\\binom{m+n}{m}=\\frac{(m+n)!}{m!n!}$, cela conclut.\nRemarque L'inégalité demandée peut s'interpréter en termes probabilistes. En effet, considérons une urne contenant $m$ boules blanches et $n$ boules noires indiscernables au toucher, et de laquelle on tire successivement $m+n$ boules avec remise. Il est facile de vérifier que la probabilité $p_{m}$ d'obtenir exactement $m$ boules blanches au cours de ces $m+n$ tirages est\n\n$$\np_{m}=\\binom{m+n}{m}\\left(\\frac{m}{m+n}\\right)^{m}\\left(\\frac{n}{m+n}\\right)^{n}\n$$\n\nSi on note $q_{m}$ la probabilité de ne pas obtenir exactement $m$ boules blanches, on a $q_{m}>0$ et $p_{m}+q_{m}=1$, d'où $p_{m}=1-q_{m}<1$.", "metadata": {"resource_path": "French/segmented/envois/fr-ofm-2016-2017-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "## Exercice 2.", "solution_match": "## Solution de l'exercice 2"}} {"year": "2017", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "exam": "French_envois", "problem": "Soit $a_{0}0$.\nD'autre part, on a $d_{n+1}=a_{0}+\\cdots+a_{n}-n a_{n+1}$, donc l'inégalité de droite est équivalente à $d_{n+1} \\leqslant 0$. Il s'agit donc de prouver qu'il existe un unique $n \\geqslant 1$ tel que $d_{n+1} \\leqslant 00$.\nAinsi, la suite ( $\\mathrm{d}_{\\mathrm{i}}$ ) est une suite strictement décroissante $\\mathrm{d}^{\\prime}$ entiers, ce qui assure qu'elle ne prendra des valeurs négatives ou nulles qu'à partir d'un certain rang, et de premier terme strictement positif. Il existe donc bien un unique indice $n$ pour lequel $d_{n+1} \\leqslant 00$.\n\nRemarque La conclusion n'est plus assurée sans l'hypothèse que les $a_{i}$ sont tous des entiers. Un contre-exemple est donné par $a_{n}=2-\\frac{1}{2^{n}}$ pour tout $n \\geqslant 0$.\n\n## Exercices communs", "metadata": {"resource_path": "French/segmented/envois/fr-ofm-2016-2017-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "## Exercice 3.", "solution_match": "## Solution de l'exercice 3"}} {"year": "2017", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "exam": "French_envois", "problem": "Déterminer tous les entiers $n \\geqslant 3$ pour lesquels il existe $n$ polynômes $P_{1}, \\ldots, P_{n}$ à coefficients réels et tels que, pour tous $i, j, k$ distincts : $P_{i}+P_{j} n^{\\prime}$ a aucune racine réelle et $P_{i}+P_{j}+P_{k}$ admet au moins une racine réelle.", "solution": "Prouvons que seul $n=3$ a la propriété désirée.\nTout d'abord, en posant $\\mathrm{P}_{1}(x)=3 x^{2}+3$ et $\\mathrm{P}_{2}(x)=P_{3}(x)=-x^{2}-2$, on vérifie aisément que les polynômes $P_{1}(x)+P_{2}(x)=P_{1}(x)+P_{3}(x)=2 x^{2}+1$ et $P_{2}(x)+P_{3}(x)=-2 x^{2}-4$ n'ont aucune racine réelle, tandis que $P_{1}(x)+P_{2}(x)+P_{3}(x)=x^{2}-1$ admet 1 et -1 comme racines. Ainsi, $n=3$ est une solution du problème.\nRemarquons maintenant que si $n \\geqslant 4$ polynômes $\\mathrm{P}_{1}, \\ldots, \\mathrm{P}_{n}$ vérifient les conditions requises, alors $\\mathrm{P}_{1} \\mathrm{P}_{2}, \\mathrm{P}_{3}$ et $\\mathrm{P}_{4}$ vérifient déjà ces conditions. Pour conclure, il suffit donc de prouver que $n=4 n^{\\prime}$ est pas une solution.\nLa clé est alors de noter que si P et Q sont des polynômes tels que $\\mathrm{P}+\\mathrm{Q}$ n'a pas de racine rélle, alors $\\mathrm{P}+\\mathrm{Q}$ garde un signe constant sur $\\mathbb{R}$.\nOn procède donc par l'absurde : supposons que $\\mathrm{P}_{1}, \\mathrm{P}_{2}, \\mathrm{P}_{3}$ et $\\mathrm{P}_{4}$ soient des polynômes tels que, pour tous $i, j, k$ distincts, $P_{i}+P_{j}$ n'a aucune racine réelle et $P_{i}+P_{j}+P_{k}$ admet au moins une racine réelle.\nTraçons alors le graphe complet dont les sommets sont les polynômes $\\mathrm{P}_{1}, \\mathrm{P}_{2}, \\mathrm{P}_{3}, \\mathrm{P}_{4}$ et colorons l'arête $P_{i} P_{j}$ en rouge si $P_{i}+P_{j}$ est strictement positif, et en vert si $P_{i}+P_{j}$ est strictement négatif. Chaque arête est nécessairement colorée. De plus, ce graphe ne peut contenir de triangles dont les trois arêtes sont de la même couleur, ce sans quoi la somme des trois polynômes qui sont les sommets de ce triangle n'aurait pas de racine réelle.\nQuitte à changer chaque $P_{i}$ en $-P_{i}$, on peut supposer que deux des trois arêtes issues de $P_{1}$ sont rouges et, quitte à renuméroter, on peut supposer que $P_{1} P_{2}$ et $P_{1} P_{4}$ sont rouges. Pour éviter le triangle rouge $P_{1} P_{2} P_{4}$, $c^{\\prime}$ est donc que $P_{2} P_{4}$ est verte. Puisque $P_{2} P_{3} P_{4}$ ne peut avoir ses trois arêtes vertes, $c^{\\prime}$ est donc que $P_{2} P_{3}$ ou $P_{4} P_{3}$ est rouge. Par symétrie des rôles, on peut supposer que $\\mathrm{P}_{2} \\mathrm{P}_{3}$ est rouge. Mais alors $\\mathrm{P}_{1} \\mathrm{P}_{3}$ est verte.\nAinsi, pour tout réel $x$, on a simultanement\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& P_{1}(x)+P_{4}(x)>0 \\text { et } P_{2}(x)+P_{3}(x)>0 \\text {, donc } P_{1}(x)+P_{2}(x)+P_{3}(x)+P_{4}(x)>0 \\text {, et } \\\\\n& P_{1}(x)+P_{3}(x)<0 \\text { et } P_{2}(x)+P_{4}(x)<0 \\text {, donc } P_{1}(x)+P_{2}(x)+P_{3}(x)+P_{4}(x)<0,\n\\end{aligned}\n$$\n\nce qui est absurde. Ainsi, $n=4$ n'est pas une solution, ce qui conclut.", "metadata": {"resource_path": "French/segmented/envois/fr-ofm-2016-2017-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "## Exercice 4.", "solution_match": "## Solution de l'exercice 4"}} {"year": "2017", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "exam": "French_envois", "problem": "a) Déterminer toutes les fonctions $f: \\mathbb{R} \\longrightarrow \\mathbb{Z}$ telles que\n\n$$\nf(f(y)-x)^{2}+f(x)^{2}+f(y)^{2}=f(y)(1+2 f(f(y)))\n$$\n\npour tous réels $x$ et $y$.\nb) Déterminer toutes les fonctions $f: \\mathbb{R} \\longrightarrow \\mathbb{R}$ telles que\n\n$$\nf(f(y)-x)^{2}+f(x)^{2}+f(y)^{2}=f(y)(1+2 f(f(y)))\n$$\n\npour tous réels $x$ et $y$.", "solution": "a) Soit f une éventuelle solution du problème. Notons $\\mathrm{P}(\\mathrm{x}, \\mathrm{y})$ l'égalité de l'énoncé pour les valeurs $x$ et $y$. On pose $c=f(0)$.\nPour tout $x$, de $P(0, x)$ on déduit que $f(f(x))^{2}+c^{2}+f(x)^{2}=f(x)+2 f(f(x)) f(x)$, d'où $f(x)=c^{2}+(f(f(x))-f(x))^{2}$. Il s'ensuit que $f(x) \\geqslant c^{2} \\geqslant 0$.\nPour $x=0$, cela donne $c=c^{2}+(f(c)-c)^{2}$, d'où $c(1-c)=(f(c)-c)^{2} \\geqslant 0$. Puisque $c$ est un entier, il vient $c=0$ ou $c=1$. Dans les deux cas, cela montre que $f(c)-c=0$. Ainsi, on sait que $f(c)=c$.\nEnfin, pour tout $x$, de $P(x, 0)$ on déduit que\n\n$$\nf(c-x)^{2}+f(x)^{2}+c^{2}=c(1+2 c)\n$$\n\n- Si $\\mathrm{c}=0$, l'égalité ci-dessus se réécrit comme $f(-x)^{2}+f(x)^{2}=0$, donc $f(x)=0$.\n- Si $\\mathrm{c}=1$, elle se réécrit comme $f(1-x)^{2}+f(x)^{2}=2$. Or, $f(1-x)$ et $f(x)$ sont entiers naturels, donc $f(x)=f(1-x)=1$.\nRéciproquement, les fonctions $\\mathrm{f}: x \\longmapsto 0$ et $\\mathrm{f}: x \\longmapsto 1$ sont clairement solutions du problème.\nb) Soit $f$ une éventuelle solution du problème. Notons $\\mathrm{P}(\\mathrm{x}, \\mathrm{y})$ l'égalité de l'énoncé pour les valeurs $x$ et $y$. On pose $c=f(0), d=f(c)$ et $\\mathcal{F}=\\{f(x) \\mid x \\in \\mathbb{R}\\}$.\nPour tout $x \\in \\mathbb{R}$, de $P(0, x)$ on déduit que $f(f(x))^{2}+c^{2}+f(x)^{2}=f(x)+2 f(f(x)) f(x)$, $d^{\\prime}$ où $f(x)=c^{2}+(f(f(x))-f(x))^{2}$. Par conséquent, pour tout $x \\in \\mathcal{F}$, on a $x \\geqslant c^{2} \\geqslant 0$ et $f(x)=x \\pm \\sqrt{x-c^{2}}$.\nIl s'ensuit que $c \\geqslant c^{2}$, c'est-à-dire que $c(1-c) \\geqslant 0$, donc que $0 \\leqslant c \\leqslant 1$. On procède alors par l'absurde, et on suppose que $00$ et $y_{1} \\geqslant y_{2}>0$ des réels tels que\n\n$$\nx_{1} \\geqslant y_{1} \\text { et } x_{1} x_{2} \\geqslant y_{1} y_{2}\n$$\n\nProuver que\n\n$$\nx_{1}+x_{2} \\geqslant y_{1}+y_{2}\n$$\n\nb) Soit $x_{1} \\geqslant x_{2} \\geqslant \\ldots \\geqslant x_{n}>0$ et $y_{1} \\geqslant y_{2} \\geqslant \\ldots \\geqslant y_{n}>0$ des réels tels que\n\n$$\nx_{1} x_{2} \\cdots x_{i} \\geqslant y_{1} y_{2} \\cdots y_{i} \\text { pour } i=1, \\ldots, n\n$$\n\nProuver que\n\n$$\nx_{1}+x_{2}+\\cdots+x_{n} \\geqslant y_{1}+y_{2}+\\cdots+y_{n}\n$$", "solution": "a) Procédons par l'absurde: supposons que $y_{1}+y_{2}>x_{1}+x_{2}$. Alors $y_{2}>x_{1}+x_{2}-y_{1}$ et on a\n\n$$\n0 \\geqslant y_{1} y_{2}-x_{1} x_{2}>y_{1}\\left(x_{1}+x_{2}-y_{1}\\right)-x_{1} x_{2}=\\left(x_{1}-y_{1}\\right)\\left(y_{1}-x_{2}\\right)\n$$\n\nPuisque $x_{1} \\geqslant y_{1}$, alors $y_{1}0$ et $\\bar{y}_{1} \\geqslant \\ldots \\geqslant \\bar{y}_{n-\\ell}>0$. En outre, pour $i=1, \\ldots, n-\\ell$, on a\n\n$$\n\\left(x_{1} \\ldots x_{\\ell}\\right)\\left(\\bar{x}_{1} \\ldots \\bar{x}_{i}\\right)=x_{1} \\ldots x_{\\ell+i} \\geqslant y_{1}^{\\prime} \\ldots y_{\\ell+i}^{\\prime}=\\left(y_{1}^{\\prime} \\ldots y_{\\ell}^{\\prime}\\right)\\left(\\bar{y}_{1} \\ldots \\bar{y}_{i}\\right)\n$$\n\nPuisque $x_{1} \\ldots x_{\\ell}=y_{1}^{\\prime} \\ldots y_{\\ell}^{\\prime}>0$, cela montre que $\\bar{x}_{1} \\ldots \\bar{x}_{i} \\geqslant \\bar{y}_{1} \\ldots \\bar{y}_{i}$. On a $n-\\ell0$ et $y_{1} \\geqslant y_{2}>0$ des réels tels que\n\n$$\nx_{1} \\geqslant y_{1} \\text { et } x_{1} x_{2} \\geqslant y_{1} y_{2}\n$$\n\nProuver que\n\n$$\nx_{1}+x_{2} \\geqslant y_{1}+y_{2}\n$$\n\nb) Soit $x_{1} \\geqslant x_{2} \\geqslant \\ldots \\geqslant x_{n}>0$ et $y_{1} \\geqslant y_{2} \\geqslant \\ldots \\geqslant y_{n}>0$ des réels tels que\n\n$$\nx_{1} x_{2} \\cdots x_{i} \\geqslant y_{1} y_{2} \\cdots y_{i} \\text { pour } i=1, \\ldots, n\n$$\n\nProuver que\n\n$$\nx_{1}+x_{2}+\\cdots+x_{n} \\geqslant y_{1}+y_{2}+\\cdots+y_{n}\n$$", "solution": "On pose\n\n$$\nx_{n+1}=\\min \\left(x_{n}, y_{n}\\right) \\frac{y_{1} \\cdots y_{n}}{x_{1} \\cdots x_{n}} \\text { et } y_{n+1}=\\min \\left(x_{n}, y_{n}\\right)\n$$\n\nOn a alors $01$ pour tout $i$. On pose ensuite $\\alpha_{i}=\\ln \\left(x_{i}\\right)$ et $\\beta_{i}=\\ln \\left(y_{i}\\right)$, pour tout i. On a alors:\n$-\\alpha_{1} \\geqslant \\ldots \\geqslant \\alpha_{n+1}>0$ et $\\beta_{1} \\geqslant \\ldots \\geqslant \\beta_{n+1}>0 ;$\n$-\\beta_{1}+\\cdots+\\beta_{i} \\leqslant \\alpha_{1}+\\cdots+\\alpha_{i}$, pour $i=1, \\ldots, n$;\n$-\\beta_{1}+\\cdots \\beta_{n+1}=\\alpha_{1}+\\cdots+\\alpha_{n+1}$.\nOn peut donc utiliser l'inégalité de Muirhead, qui assure que, pour tous réels $\\mathrm{x}_{1}, \\ldots, \\chi_{n+1}$ strictement positifs, on a\n\n$$\n\\sum_{\\text {sym. }} x_{1}^{\\beta_{1}} \\cdots x_{n+1}^{\\beta_{n+1}} \\leqslant \\sum_{\\text {sym. }} x_{1}^{\\alpha_{1}} \\cdots x_{n+1}^{\\alpha_{n+1}} .\n$$\n\nEn particulier, si $x_{1}=e$ et $x_{i}=1$ pour $i \\geqslant 2$, il vient $\\sum_{i=1}^{n+1} y_{i} \\leqslant \\sum_{i=1}^{n+1} x_{i}$. Puisque $x_{n+1} \\leqslant y_{n+1}$, il s'ensuit en fait $\\sum_{i=1}^{n} y_{i} \\leqslant \\sum_{i=1}^{n} x_{i}$.\n\nRemarque Une fois introduits les nombres $\\alpha_{i}$ et $\\beta_{i}$, au lieu d'utiliser l'inégalité de Muirhead, on aurait pu directement utiliser l'inégalité de Karamata à la fonction exponentielle (qui est convexe sur $\\mathbb{R}$ ).\n\n## Exercices du groupe $\\mathcal{A}$", "metadata": {"resource_path": "French/segmented/envois/fr-ofm-2016-2017-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "## Exercice 6.", "solution_match": "## Solution alternative"}} {"year": "2017", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "exam": "French_envois", "problem": "Soit $a_{0}$ et $b_{0}$ des entiers strictement positifs. Pour tout $i \\geqslant 0$, on pose\n\n$$\na_{i+1}=a_{i}+\\left\\lfloor\\sqrt{b_{i}}\\right\\rfloor \\text { et } b_{i+1}=b_{i}+\\left\\lfloor\\sqrt{a_{i}}\\right\\rfloor \\text {. }\n$$\n\nProuver qu'il existe un entier $n \\geqslant 0$ tel que $a_{n}=b_{n}$.", "solution": "Pour tout $i \\geqslant 0$, posons $c_{i}=b_{i}-a_{i}, \\alpha_{i}=\\left\\lfloor\\sqrt{a_{i}}\\right\\rfloor$ et $\\beta_{i}=\\left\\lfloor\\sqrt{b_{i}}\\right\\rfloor$. Sans perte de généralité, on suppose que $c_{0} \\geqslant 0$. On montre tout d'abord par récurrence que $c_{i} \\geqslant 0$ pour tout $i \\geqslant 0$. En effet, pour tout $n \\geqslant 0$, on a $\\lfloor\\sqrt{n+1}\\rfloor \\leqslant\\lfloor\\sqrt{n}\\rfloor+1$. La fonction $f: n \\longmapsto n-\\lfloor\\sqrt{n}\\rfloor$ est donc croissante sur $\\mathbb{N}$, car\n\n$$\nf(n+1)-f(n)=n+1-\\lfloor\\sqrt{n+1}\\rfloor-n+\\lfloor\\sqrt{n}\\rfloor \\geqslant n+1-\\lfloor\\sqrt{n}\\rfloor-1-n+\\lfloor\\sqrt{n}\\rfloor=0\n$$\n\npour tout $n \\geqslant 0$. Par conséquent, si $c_{i} \\geqslant 0$, alors $b_{i} \\geqslant a_{i}$, donc\n\n$$\nc_{i+1}=\\left(b_{i}-\\left\\lfloor\\sqrt{b_{i}}\\right\\rfloor\\right)-\\left(a_{i}-\\left\\lfloor\\sqrt{a_{i}}\\right\\rfloor\\right)=f\\left(b_{i}\\right)-f\\left(a_{i}\\right) \\geqslant 0\n$$\n\nCeci conclut la récurrence, et montre bien que $\\boldsymbol{c}_{\\boldsymbol{i}} \\geqslant 0$ pour tout $i \\geqslant 0$.\nD'autre part, si $c_{i} \\geqslant 0$, et toujours puisque $b_{i} \\geqslant a_{i}$, on a aussi $c_{i+1}=c_{i}+\\left\\lfloor\\sqrt{a_{i}}\\right\\rfloor-\\left\\lfloor\\sqrt{b_{i}}\\right\\rfloor \\leqslant$ $c_{i}$. La suite $\\left(c_{i}\\right)_{i \\geqslant 0}$ est donc décroissante, à valeurs dans les entiers naturels. Il existe donc un entier $n \\geqslant 0$ tel que $c_{i}=c_{n}$ pour tout $i \\geqslant n$. Il suffit donc de prouver que $c_{n}=0$.\nProcédons par l'absurde : supposons que $c_{n} \\geqslant 1$. Pour tout $i \\geqslant n$, on sait que $c_{i}=c_{i+1}=$ $c_{i}+\\alpha_{i}-\\beta_{i}$, donc que $\\alpha_{i}=\\beta_{i}$. La suite $\\left(b_{i}-\\beta_{i}^{2}\\right)_{i \\geqslant n}$ est à valeurs entières positives ; il existe donc un entier $m \\geqslant n$ tel que $b_{i}-\\beta_{i}^{2} \\geqslant b_{m}-\\beta_{m}^{2}$ pour tout $i \\geqslant n$. Quitte à augmenter la valeur de $n$, on suppose en outre que $m=n$.\nNotons enfin que les suites $\\left(a_{i}\\right)_{i \\geqslant 0}$ et $\\left(\\alpha_{i}\\right)_{i \\geqslant 0}$ sont clairement croissantes. Deux cas sont alors possibles :\n— Si $\\alpha_{n}=\\alpha_{n+1}$, alors\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& b_{n+2}=b_{n}+\\alpha_{n}+\\alpha_{n+1} \\geqslant a_{n}+c_{n}+2 \\beta_{n} \\geqslant \\beta_{n}^{2}+2 \\beta_{n}+1=\\left(\\beta_{n}+1\\right)^{2} \\text { et } \\\\\n& b_{n+2}=b_{n}+\\alpha_{n}+\\alpha_{n+1}<\\left(\\beta_{n}+1\\right)^{2}+2 \\beta_{n}<\\left(\\beta_{n}+2\\right)^{2}\n\\end{aligned}\n$$\n\ndonc $\\beta_{n+2}=\\beta_{n}+1$. Ceci montre que\n\n$$\nb_{n+2}-\\beta_{n+2}^{2}=b_{n}+2 \\beta_{n}-\\left(\\beta_{n}+1\\right)^{2}=\\left(b_{n}-\\beta_{n}^{2}\\right)-110^{-21}\n$$", "solution": "a) Soit E l'ensemble des $10^{18}$ nombres de la forme $a+b \\sqrt{2}+c \\sqrt{3}$, avec $a, b, c$ entiers naturels et $a, b, c<10^{6}$. On pose $d=(1+\\sqrt{2}+\\sqrt{3}) 10^{6}$.\nPour tout $x \\in \\mathrm{E}$, on a $0 \\leqslant x<\\mathrm{d}$. De plus $0<\\mathrm{d}<(1+2+3) \\times 10^{6}<10^{7}-10^{-11}$. On divise alors l'intervalle [0; d[ en $10^{18}-1$ intervalles\n\n$$\n\\left[\\frac{(\\mathrm{k}-1) \\mathrm{d}}{10^{18}-1} ; \\frac{\\mathrm{kd}}{10^{18}-1}[,\\right.\n$$\n\npour $k=1, \\ldots, 10^{18}-1$. D'après le principe des tiroirs, au moins deux des $10^{18}$ élements de $E$, disons $x$ et $y$, appartiennent à un même de ces intervalles. Leur différence $z=x-y$ est bien de la forme $z=a+b \\sqrt{2}+c \\sqrt{3}$ avec $a, b, c$ entiers et $|a|,|b|,|c|<10^{6}$. De plus, $|z|=|x-y|<\\frac{d}{10^{18}-1}<10^{-11}$.\nb) Soit $a, b, c$ des entiers tels que $(a, b, c) \\neq(0,0,0)$ et $|a|,|b|,|c|<10^{6}$. Pour $\\epsilon= \\pm 1$ et $\\varepsilon= \\pm 1$, on pose\n\n$$\nF_{\\epsilon, \\varepsilon}=a+\\epsilon b \\sqrt{2}+\\varepsilon c \\sqrt{3} .\n$$\n\nComme ci-dessus, on a $\\left|\\mathrm{F}_{\\epsilon, \\varepsilon}\\right|<10^{7}$.\nOn vérifie facilement que\n\n$$\n\\begin{aligned}\nF_{1,1} F_{1,-1} F_{-1,1} F_{-1,-1} & =\\left((a+b \\sqrt{2})^{2}-3 c^{2}\\right)\\left((a-b \\sqrt{2})^{2}-3 c^{2}\\right) \\\\\n& =\\left(a^{2}+2 b^{2}-3 c^{2}+2 a b \\sqrt{2}\\right)\\left(a^{2}+2 b^{2}-3 c^{2}-2 a b \\sqrt{2}\\right) \\\\\n& =\\left(a^{2}+2 b^{2}-3 c^{2}\\right)^{2}-2(2 a b)^{2}\n\\end{aligned}\n$$\n\nest un entier.\nAfin de montrer qu'il est non nul, on procède par l'absurde, et on suppose que\n\n$$\n\\mathrm{F}_{1,1} \\mathrm{~F}_{1,-1} \\mathrm{~F}_{-1,1} \\mathrm{~F}_{-1,-1}=0\n$$\n\nIl s'ensuit que $x^{2}=2 y^{2}$, avec $x=a^{2}+2 b^{2}-3 c^{2}$ et $y=2 a b$. Si $x$ et $y$ sont non nuls, en considérant la valuation 2-adique, il vient $2 v_{2}(x)=1+2 v_{2}(\\mathrm{y})$. C'est absurde, ce qui montre que $x=y=0$. Puis :\n— si $a=0$, et puisque $x=0$, on a $2 b^{2}=3 c^{2}$, et la valuation 2 -adique montre de nouveau que $\\mathrm{b}=\\mathrm{c}=0$;\n\n- si $b=0$, et puisque $x=0$, on a $a^{2}=3 c^{2}$, et la valuation 3-adique montre aussi que $a=c=0$.\nPar conséquent, si $(a, b, c) \\neq 0$, l'entier $F_{1,1} F_{1,-1} F_{-1,1} F_{-1,-1}$ est non nul.\nAinsi, $\\left|\\mathrm{F}_{1,1} \\mathrm{~F}_{1,-1} \\mathrm{~F}_{-1,1} \\mathrm{~F}_{-1,-1}\\right| \\geqslant 1$, donc $\\left|\\mathrm{F}_{1,1}\\right| \\geqslant \\frac{1}{\\left|\\mathrm{~F}_{1,-1} \\mathrm{~F}_{-1,1} \\mathrm{~F}_{-1,-1}\\right|}>10^{-21}$.", "metadata": {"resource_path": "French/segmented/envois/fr-ofm-2016-2017-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "## Exercice 9.", "solution_match": "## Solution de l'exercice 9"}}